lundi 30 juin 2014

Auvergnement Votre: le dolmen des 2 frontières

Une superbe randonnée en cette fin Juin m'a amené à découvrir une région entre Dôme et Sancy qui a été marquée par l'histoire. En effet, outre les traces de chars romains dans le pavé des chemins, il y'a les vestiges des premiers habitants qui occupaient déjà le terrain bien avant nos ancêtres les Gaulois. Certes ce n'est pas la Bretagne mais en Auvergne il y'a aussi des menhirs et des dolmens qu'avaient érigés nos ancêtres !
Cette randonnée m'a fait découvrir également le patrimoine local entre caves creusées dans la roche, une belle et vraie chaumière et le vieux pont de Gourdon du XVè tout près du hameau du même nom.
Tout à côté, le puy du même nom également d'où on peut contempler un panorama à 360° qui porte jusqu'au confins de l'Auvergne.
Entre ravins et vallées, quelques plateaux s'offrent des espaces bien occupés par les cultures céréalières et parmi lesquelles bleuets intenses et coquelicots apportent une touche colorée.
Quelques insectes aussi, surpris parfois dans leur intimité, se retrouvent au beau milieu des prairies et des herbes folles.
Plus loin, un ânon vient à ma rencontre curieusement masqué pour rester protéger des mouches et autres insectes agaçants.

Tout ceci je l'ai mis en image ci-dessous.
Aller, sans plus tarder commençons notre randonnée


1/ En approchant du hameau de Gourdon, plusieurs cavités ont été aménagées dans la roche pour être transformées en caves aujourd'hui inexploitées.

 

 2/ Voici ce fameux dolmen dit des 2 frontières qui séparent en fait deux communes. Beau roc de granit dont l'emplacement a subit l'érosion du temps. Une belle table d'où l'on peut admirer des lignes d'horizons parfaites.


 

 3/ Ici, l'ancien pont de pierres de Gourdon qu'on ne devine presque pas quand on passe dessus ! Il faut chercher un peu avant de le trouver. Un panneau indique toutefois son emplacement.
 
 
 
 
4/ Dans le hameau de Gourdon, une grange typique de la région avec son toit de chaume. Autrefois c'était une véritable chaumière.
 

 
 
 
5/ parmi les champs de blé ou d'orge, quelques coquelicots donnent un peu de couleur au monochrome des céréales.  
 

 

6/ Au milieu des herbes folles, petite surprise avec ces 2 papillons de nuit entrelacés qu'on appellent Ecailles de Séneçon, ou gouttes de sang. Ils seraient toxiques pour leurs prédateurs semble t'il ...
.
 
 
 
 7/ Ici un ânon curieusement protégé par ce masque; on devine son œil malicieux à travers la toile. Il ne semble pas malheureux mais tout de même, ce ne doit pas être très agréable et ce n'est pas le carnaval de Rio !
 
 
 
 
l'ensemble en Diaporama ici avec quelques photos supplémentaires
 
 
 

jeudi 19 juin 2014

Auvergnement Votre: entre vignes et champs de blé

Pour ce mois-ci, changement de décors ! Pas de monts d'Auvergne, de volcans éteints, de scories et de pouzzolane marquées par les millénaires, non rien de tout cela.
Alors, en échange, je vous propose une courte promenade à travers les vignobles  du Madargue, tout près de Riom, sur une toute petite parcelle de 12H, ce qu'il en reste aujourd'hui. Le vin est issu d'un cépage de Gamay. Il est assez quotté dans la région, mais, il faut l'avouer, ce n'est pas un grand cru quoiqu'il se bonifie d'année en année. Alors qui sait, un jour ..!!
Au cours de cette visite, vous verrez aussi des tonnes, non pas de raisins ou de futs, mais tout simplement des petites maisonnettes, souvent en pierre de Volvic, qui servaient d'abris pour le matériel et les viticulteurs. C'est le nom qui leur ait donné en Auvergne.
Enfin je vous emmène à travers les champs de blé aux portes de la plaine de Limagne, grande région de production, surtout de maïs. Le blé arrivant à maturité, de couleur jaune contraste en cette fin d'après midi fraiche de Juin avec le ciel bleu-moucheté. Le contraste est aussi saisissant aves les vertes prairies entourant Riom. Pour terminer cette visite, un petit coup d'arrosage car mine de rien, la région est bien sèche cette année !


1/ Ici depuis le vignoble de Madargue, vue sur Riom tout proche, le berceau de ce vignoble.
 
 
 
 
2/ le vignoble s'étage plein sud entre 380 m et 450 m d'altitude sur des terres argilo-calcaires.

 
 
 
 
 
3/ ces maisonnettes d'une seule pièce s'appellent des tonnes. Elles sont précieusement conservées et entretenues car elles font dorénavant partie du patrimoine local.
 
 
 
 
4/ en laissant le vignoble, on découvre de jolis champs de blé aux portes de la grande plaine de Limagne.
 
 
 
5/ et parce qu'il fait sec, un bon arrosage en ce mois de Juin est vraiment nécessaire. En arrière plan, la ville de Riom.



D'autres photos également dans le lien ci-dessous. Bonne visite !






 





lundi 26 mai 2014

Auvergnement Votre: Entre Besse et Pavin

De Besse au lac Pavin, une autre très belle région à découvrir en Mai.
Le printemps est bien entamé mais les cimes gardent toujours leur couleur hivernale, tandis que les hautes vallées et les plateaux des environs de Besse ont revêtu leurs habits printaniers depuis le vert tendre des hêtres en passant par le jaune des pissenlits et des jonquilles largement présent dans les prés humides et frais.
Le lac Pavin arbore un bleu profond à  rendre jaloux la Grande Bleue ! Les nombreux promeneurs et randonneurs déjà très présents pour l'époque autour du site se contenteront de faire le tour du lac ou de gravir ses pentes pour se rendre au seul point de vue dominant le lac. Mais le détour est bien mérité. Le lac se découvre niché entre les fiers sapins avec pour décors de fond le massif du Sancy et la station de ski de Super-Besse.
Vous passerez à Besse, jolie petite ville touristique médiévale qui nous révèle au détour des ruelles de belles demeures des XVe et XVIe siècles. Vous y trouverez entre autre la maison dite de la Reine Margot et le beffroi du XVe.
 
Allez, je ne vous abreuve pas plus de commentaires et je vous laisse découvrir au travers de ces photos ce joli coin de paradis ou circule la couze Pavin.


1/   A partir de Besse, en remontant ver le lac Pavin, cette petite chapelle se découvre au détour du bois.


2/ La couze Pavin encore chargée des eaux de fonte des neiges du Sancy dévale à grand fracas la haute vallée du même nom.

 


 
 3/ le lac Pavin situé à 1350 m d'altitude reflète le ciel sans une ride !



4/ du seul point de vue sur le lac, la chaine du Sancy encore marquée par l'hiver se détache au dessus de la station de ski de Super-Besse.


5/ Le Puy Ferrand (1848 m) domine la célèbre vallée de Chaudefour




6/ en redescendant sur Besse, les prairies jaunes de pissenlits contrastent avec les neiges printanières du massif du Sancy.




7/ Besse est fière de nous montrer son beffroi qui apparait ici au détour d'un chemin.




8/ Dans Besse, la maison du XVè s dite de la Reine Margot qui aurait séjourné ici.


 
 Et bien sûr, ces mêmes photos et bien d'autres au travers de ce panorama

 

dimanche 11 mai 2014

Auvergnement Votre: Printemps en Combrailles

Quoi de neuf en Auvergne? Déjà le "joli mois de Mai" est bien entamé alors qu'il n'y a eu aucune nouveauté sur Avril, le temps ayant passé trop vite !!

Je vais tâcher de me rattraper en vous proposant quelques photos de l'arrivée du printemps en Combrailles à l'occasion d'une virée du côté du Puy de Paugnat (10 kms de Riom) d'où un superbe point de vue permet de visualiser un panorama de 180° (table d'orientation fraîchement installée).

Au long de cette randonnée, s'arrêter pour saisir de beaux instants en regardant les génisses au garde à vous. Elles vous accompagnent aussi sur les chemins comme une volée d'enfants de pays exotiques. Les coqs font les fiers dans les basses cours des hameaux.
Les orchidées et les pensées sauvages sont en pleine maturité, les myosotis vous regardent avec leurs milliers de petits yeux bleus, les forêts respirent la fraîcheur des jeunes feuillages des hêtraies vert-tendre, les puys se détachent sur de jolis ciels, bref, pour moi, c'est que du bonheur de partager ces quelques photos.

1/ vue panoramique 180° du plateau depuis le Puy de Paugnat (905 m); le village du même nom est un havre de tranquillité.



2/ forêt de hêtres au tendre feuillage vert clair et un large chemin de randonnée qui ne demande qu'à être arpenté. Comment y résister dans un tel décors?




3/ ici la chaine des puys d'où le Puy de Dôme de détache, lui-même magnifié par ces superbes nuages lenticulaires. Fraicheur de la nature et douceur des tons printaniers...




4/ un coq bien coloré s'est fait remarquer, l'œil sévère surveillant ses copines qui se cachent dans les broussailles.





5/ une orchidée sauvage (orchis mascula), espèce très fréquente au bord de nos chemins, arrive déjà sur la fin, le printemps ayant été précoce cette année.




6/ Cinq génisses au garde à vous, comme pour une parade, fières de leur robe blanche et tenant à ce qu'on s'arrête pour les admirer !




7/ au pied du puy de Paugnat, les vaches paissent l'herbe tendre et fraiche pour nous ramener du bon lait auvergnat duquel seront produits nos meilleurs fromages !



L'ensemble de ces photos et quelques autres nouvelles au travers du diaporama ci-dessous


 

mardi 25 mars 2014

Auvergnement Votre: Mon jardin printanier

Officiellement, le printemps calendaire, c'est le 20 Mars dans nos régions. Mais cela ne vous aura pas echappé, cette année il a eu un peu d'avance avec la grande douceur de ce mois.
Alors vos jardins, balcons, terrasses et tout ce qui supporte des fleurs ou des plantes se parent de mille et une couleurs... En général, cela commence par les fleurs à bulbe comme les crocus, jonquilles, narcisses, jacinthes, tulipes, etc...
Puis c'est le tour des arbres fruitiers, pour ceux qui ont la chance d'avoir un jardin. Précocément, les pêchers, abricotiers et amandiers développent leurs fleurs pour nous donner de jolis fruits... si la nature, brutale parfois, ne vient pas contredire ces espérances !..

Cette année encore, je vous invite à visiter mon jardin, mais fort heureusement pas sous la neige cette fois contrairement à l'an passé à la même époque !!

Aussi, je ne vous abreuverai pas de parterres fleuris, de couvertures de crocus, de jacinthes ou de narcisses, mais d'une ou l'autre d'entre elles, ou un ou deux groupes, prises sous des angles mettant en valeur leur beauté, leur couleur et leur délicatesse.

1/ crocus bleus, prèts à s'ouvir...



2/ jacinthes odorantes, un vrai nectar




3/ jacinthe bleue, quelle fraicheur !




4/ jonquille en contre jour, celle-ci se perdait dans un coin isolé du jardin..




5/ autres jonquilles se penchant pour observer leurs congénères




6/ pensée en pleine effervescence, elle en rougit  !





7/ la diagonale du pêcher, mais aurons nous des fruits cette année?




8/ une mention spéciale pour notre camélia, que je bichonne avec amour !




9/ le merle au milieu des paquerettes et des violettes, mais que cherche t'il en fait?



Je vous invite vivement mainteant à consulter le DIAPORAMA de l'ensemble de ces photos et de bien d'autres, toutes prises dans le jardin... Faites vous plaisir rien que pour les yeux !

 

lundi 10 mars 2014

Auvergnement Votre: Noir et blanc en forêt de Louchadière

En ce début Mars particulièrement ensoleillé, j'ai commencé le mois en me rendant la semaine dernière dans la forêt de Louchadière, au pied du volcan, vers le col de la Nugère. Comme le temps n'était pas franchement dégagé, j'ai décidé de reproduire les photos en N&B. L'avantage est de mettre en évidence les contrastes entre la neige au sol et projetée sur les troncs et les branches des hêtres dénudés.
Vous verrez, cela donne un bel effet.
A part 2 photos en couleur, je vous propose 3 photos en N&B


1/ orientée nord/ nord ouest, les tronc ressortent grace aux ombres projetées sur le blanc manteau de neige de cette superbe forêt de hêtres



2/ une des 2 photos couleur qui s'y prete bien avec un contre jour qui permet de donner un effet de relief. On peut encore voir le feuillage d'automne roux qui tombera lorsque les premières pousses de printemps prendont le relai.




3/ verticalité des troncs en 2 tons marquée par le neige projetée qui soutient le contraste.




4/ sur le flanc nors du puy de Louchadière, une seule forêt de hêtres harmonieusement disposés sur la pente.




5/ l'autres photo couleur qui est en fait un panoramique de 5 photos verticales représentant la forêt sur 180°. A voir de préférence en plein format pour mieux se rendre compte... Cliquer sur l'image ..




Prochaine étape: raquettes au lac Servières.... Patience ! encore quelques jours !

vendredi 21 février 2014

Auvergnement Votre: L'Ambène s'éclate dans les gorges d'Enval

Changement de sujet en cette fin de Février qui ne nous a pas gâté ni en neige, ni avec des paysages décorés de givre et de blanc et de belles lumières.
Du coup, je me suis rendu Dimanche dernier dans les gorges d'Enval, au dessus de Riom, pour aller photographier l'Ambène, petit cours d'eau qui traverse la ville et qui se manifeste en torrent dans cette partie escarpée.

Le temps était couvert, donc idéal pour faire des photos et créer des filés d'eau avec le torrent. Un filé est un terme technique qui consiste à donner l'impression que l'eau s'écoule sans rester figée. Pour y parvenir, il faut  effectuer des pauses longues (souvent plus de 1 seconde).

Une ballade bucolique au milieu des rochers moussus, des feuilles mortes et des arbres dénudés. Pas de soleil mais une lumière agréable.

Voici quelques illustrations.

1/ vue sur le petit pont qui traverse le cours d'eau vers les gorges.



2/ l'eau s'écoule tranquillement, proprement, pas trop abondante mais juste ce qu'il faut





3/ gros plan sur le torrent qui charie bien mais sans plus pour cette saison.




4/ passage sous un pont routier qui a été tagué, pourquoi pas, et qui anime ce passage un peu sombre.




5/ autrefois il y'avait un moulin. Ici, vestiges d'une meule et au premier plan, les supports en pierre de Volvic qui servaient à canaliser le cours d'eau.



J'espère que cette petite promenade vous aura plu et fait découvrir une partie de notre patrimoine naturel et humain.
L'ensemble des photos (10) ci-dessous.




samedi 1 février 2014

Auvergnement Votre: Drame d'étourneau

Déjà le 1er Fevrier !! je n'ai pas vu passer Janvier qui, hélas, n'a pas été à la hauteur des attentes photographiques, tant la grisaille, l'humidité et les faibles lumières ont dominé.
Au coeur de l'hiver, des températures parfois dignes d'un mois d'Avril, les fleurs, les oiseaux, les insectes en moins...
Bref, pas de quoi, ni motivation, à s'éclater en photo. De plus, pour des raisons de santé, je suis bloqué chez moi quelques semaines encore avant de pouvoir reprendre mes escapades diurnes à la recherche d'un paysage sublime, d'un animal furtif, d'une particularité naturelle qui mérite qu'on appuie sur le déclencheur.
Propos un peu mélancoliques, certes... Mais ce matin, j'ai quand même trouvé matière à photographier, sans quitter le séjour où je passe une bonne partie de mes journées.
Le sujet n'est sans doute pas très heureux, mais la nature est ainsi faite et le hasard des événements permet parfois au photographe de saisir des instants heureux, mais aussi tragiques ou douloureux.

Plus haut, je parlais d'oiseaux... C'est un triste événement ce matin qui m'a permis de saisir quelques clichés sortis de l'ordinaire depuis mon chez moi: la rencontre d'un étourneau contre une baie vitrée de la maison.
Ne soyez pas triste, même si ces quelques images peuvent heurter des coeurs sensibles, moi le premier, mais l'étourneau a fini par s'envoler, en tout cas, bien au delà de mon jardin. Après, je ne sais pas ce qu'il advint...



1/ grand bruit dans la vitre de cuisine: des plumes au carreau !!
Première choque: mais où est passé l'oiseau ?



A 2 mètres de là, l'étourneau, droit sur ses pattes, restait immobile, blessé, son bec accumulant du sang. Pauvre petit oiseau !




3/ Une goutte perlait au bout de son bec, d'autres s'étaient déjà répandues sur la dalle mouillée.





Pour la suite, j'ai tenté d'approcher l'oiseau délicatement, en vain... Il s'envola une dizaine de mètres plus loin dans l'herbe. Puis il attendit bien 10 mn avant de s'envoler dans la haie de troênes. Puis je le vis s'envoler plus loin sans savoir où il se poserait.

Si vous voulez voir l'ensemble des photos c'est ici

L'étourneau blessé



lundi 9 décembre 2013

Auvergnement Votre: Première neige autour du lac du Guery

Quelle bonne idée ai-je eu de vouloir me rendre au lac du Guery un certain lundi 02 Décembre 2013 ! Ce fut une journée inoubliable parce que toutes les conditions que j'aime le plus étaient réunies en un seul lieu et en une seule journée de ce début d'hiver: Soleil et ciel d'azur, givre, neige à perte de vue, et la montagne...
Je vais tenter de vous relater mes émotions ressenties à l'occasion de cette merveilleuse journée, que je qualifierais de magique.

Quand je me suis décidé à partir ce matin là, la plaine était plongée dans la brume et le ciel bas, un gris profond et triste comme il y'en a trop souvent à cette période de l'année. Mais grace à la technologie moderne, je pouvais consulter les webcams du Mont Dore, Super-Besse et Puy de Dôme. J'étais surpris de voir que le brouillard était assez haut laissant sans vue notre sommet emblématique, enveloppé de son écrin de gris. Seul le sommet du Sancy était en plein soleil... Bref, un peu risqué de monter là-haut mais à la seul vue du Sancy éblouissant de lumière, j'ai décidé de tenter ma chance... Et je fus comblé, jugez en !


1/ Arrivée au col du Guery dans un décors de rêve ! Et pourtant à 2 kms du sommet, c'était un brouillard total neutralisant toutes les espérances de pouvoir contempler une nature immaculée.

 
 
 
2/  Alors que le brouillard venait de quitter les abords du lacs, je ne pouvais que constater la magie du givre de ce début d'hiver s'associant étrangement au dernier soubressaut de l'automne.

 

 

3/ Lorsque je m'apprétais à quitter le parking du col du Guery, le vrombissement d'une fraiseuse me fit tourner le regard. Je découvrais alors l'engin projetant de toute sa puissance une gerbe de neige pulvérisée, n'épargnant même pas cet arbre au centre de l'action, mais qui en a vu d'autres !


4/  Mon tour commença par le lac du Guery. Jolie échappée à partir de cette source qui l'alimente. Le bleu intense de l'eau pas encore prise par la glace contraste avec le reste de la surface blanche durcit... en apparence!

 


5/ cette vue surréaliste du lac pris par les glaces est presque aveuglante. Le "Guery"  semble figé pour l'éternité dans cet environnement de froid et de givre qu'un pâle soleil tente de réchauffer. Au fond, se détache la chaine bleutée des monts Dore depuis le Puy de la Tache à gauche (1629 m) jusqu'au puy de l'Angle (1738 m) à droite.

 


6/ Côté nord, à partir du col du Guery, s'offre cette vue traditionnelle des 2 roches volcaniques se faisant façe depuis des millénaires: Tuillière et Sanadoire. Dans le lointain, le mur de brouillard enveloppe encore plaines et vallées.

 
 
 
 7/ la ballade s'est poursuivie en raquettes  à travers des forêts de sapins croulant sous la neige fraiche jusqu'au plateau de Chantauzet entre Puy Gros et Banne d'Ordanche. S'offrent à moi alors ces paysages dignes du grand nord canadien, figés par le froid. Ces surfaces planes sculptées et ridées par le vent craquent sous les pas réguliers des raquettes en émettant un crissement strident qui vient troublé le silence absolu.




8/ du haut de la but de Chantauzet, (1360 m), s'offre un spectacle grandiose à 360° d'où le regard ne sait plus où se projeter, tant les points de vue sont fabuleux. Le coeur bat, pas seulement à cause de la pente que je venais de gravir, mais aussi à cause de la beauté de la nature me plongeant dans un silence presque spirituel et admiratif. Je ressentais une jouissance induite par la contemplation. Quelle chance extraordinaire d'être là à cet instant, imprégné par le silence d'une nature encore pure, intouchable et intensément belle...
Ci-dessous, la vue sur la chaine du Sancy, et la station du Mont Dore.

 
 
9/ Après ces instants de contemplation, je revenais sur le lac du Guery par la forêt en empruntant délicatement les pistes de fond. Je traversais des sapinières et je prenais un moment pour admirer ces fiers sapins figés par le froid, le poids de la neige et du givre leur donnant l'impression de fantômes qui attendent, immobiles, que la nuit tombe pour aller hanter les hauts plateaux ...

 
 
10/ Sur la route du retour, je m'attardais pour admirer la chaine des puys colorée par les derniers rayons du soleil couchant. Je pensais à cette splendide journée et des paysages plein les yeux me revenaient sans cesse. Et déjà je projetais une prochaine sortie vers ces grands espaces épargnés par la civilisation.


Le voyage continue ici avec d'autres photos